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- Neuf communes et dix jours de rendez-vous gratuits
- Le Festival des Sciences investit le parc Valrose
- Une Nuit de la Science en forme de théâtre à la carte
- Villeneuve-Loubet et Sophia-Antipolis, la gastronomie au laboratoire
- Venir au parc Valrose sans perdre de temps
- Une science qui se goûte avant de se discuter
Début octobre, les labos sortent de leurs murs sur la Côte d’Azur. Du 2 au 12 octobre 2026, la Fête de la Science fête sa 35e édition dans les Alpes-Maritimes sous le thème « Saveurs savantes ». Le principe reste le même depuis l’origine : des chercheurs, des ingénieurs et des étudiants viennent à la rencontre du grand public pour montrer comment se fabrique la connaissance, avec des ateliers, des expériences et des conférences ouverts à tous.
Cette année, l’assiette sert de fil rouge. Alimentation, santé, environnement et écosystèmes se croisent dans un programme qui s’étale sur plusieurs communes, avec le parc Valrose de Nice comme vitrine principale les 3 et 4 octobre. Pour un visiteur de passage comme pour une famille installée sur la Riviera, la question est simple : où aller, quand, et comment en profiter sans perdre une demi-journée dans les bouchons ?
Neuf communes et dix jours de rendez-vous gratuits
D’après le magazine culturel La Strada, qui a détaillé le programme le 25 septembre, neuf communes du département accueillent l’édition 2026, chacune avec son propre calendrier :
- Valbonne, les 2 et 3 octobre, avec un village des sciences nocturne à TerraNumerica ;
- Menton, du 2 au 12 octobre ;
- Nice, les 3 et 4 octobre au parc Valrose, puis le 10 octobre à l’Ariane ;
- Grasse, du 3 au 10 octobre ;
- Villeneuve-Loubet, les 3 et 4 octobre au Pôle culturel Auguste Escoffier ;
- Sophia-Antipolis, le 4 octobre dans les locaux de l’INRAE ;
- Cannes, du 5 au 9 octobre ;
- Mouans-Sartoux, du 5 au 10 octobre ;
- Antibes Juan-les-Pins, les 10 et 11 octobre.
L’ensemble est coordonné par le service Science et Société d’Université Côte d’Azur, qui fédère plusieurs dizaines de porteurs de projets. L’université rappelle que l’accès est gratuit pour le grand public comme pour les scolaires, et que la manifestation rassemble chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs : en 2024, elle avait attiré plus de 34 000 personnes dans 14 communes. Le cœur de l’édition bat pourtant à Nice, sur les hauteurs du quartier Saint-Maurice.
Le Festival des Sciences investit le parc Valrose
Les samedi 3 et dimanche 4 octobre, Université Côte d’Azur installe son Festival des Sciences dans le parc Valrose, le campus historique de la faculté des sciences. Le lieu a de quoi séduire au-delà du programme : un parc arboré de plusieurs hectares autour d’un château néogothique, que certains ont découvert en juin lors de trois soirées de jazz dans le parc.
Le thème « Saveurs savantes » s’y décline en stands et en ateliers très concrets. Les visiteurs peuvent y comprendre ce que mesure réellement le Nutri-Score, ce qui distingue un aliment brut d’un aliment ultra-transformé, ou comment la pêche et la pollution pèsent sur les écosystèmes marins de la Méditerranée. La biodiversité, du sol jusqu’au littoral, complète le parcours.
Le samedi 3 octobre au soir, le festival se prolonge avec une soirée intitulée « Contre-temps et Autres temps ». Elle associe une pièce du collectif ACorps d’Art et une conférence d’Ugo Bellagamba, chercheur au laboratoire ERMES, historien du droit connu aussi comme auteur de science-fiction. Ce mélange des genres n’est pas un hasard, car toute l’édition niçoise mise sur le spectacle pour ouvrir la porte des laboratoires.
Une Nuit de la Science en forme de théâtre à la carte
Le coup d’envoi est donné dès le vendredi 2 octobre, de 18 h à 21 h, avec la Nuit de la Science. La compagnie Les Collectionneurs y joue son « Théâtre à la carte », un spectacle interactif où le public compose lui-même son menu de scènes, avec dégustations à la clé pour coller au thème culinaire. Le format annonce 30 scènes, 57 personnages et 972 combinaisons possibles.
La soirée joue le rôle de banquet des arts et des sciences, pensé pour attirer un public qui ne pousserait pas spontanément la porte d’une conférence. Le créneau du vendredi soir a un avantage pratique : trois heures en fin de journée, avant le week-end chargé, pour découvrir le lieu avant l’affluence du samedi. Hors de Nice, deux autres villages ont choisi de pousser encore plus loin l’alliance entre cuisine et recherche.
Villeneuve-Loubet et Sophia-Antipolis, la gastronomie au laboratoire
À Villeneuve-Loubet, patrie d’Auguste Escoffier, le Village des Sciences fête sa 9e édition les 3 et 4 octobre au pôle culturel qui porte le nom du cuisinier. Le chef étoilé Jacques Chibois en est le parrain, tandis que le parfumeur Jean-Claude Ellena figure comme invité d’honneur, un choix cohérent pour une édition consacrée au goût.
La chercheuse Anne-Sophie Bouville y intervient sur les nutriments, et une table ronde pose une question ambitieuse : peut-on redonner la santé par la cuisine ? Les familles trouvent aussi sur place des jeux scientifiques et des escape games, de quoi occuper les plus jeunes pendant que les adultes suivent les échanges.
À quelques kilomètres, sur la technopole de Sophia-Antipolis, l’INRAE ouvre ses portes le dimanche 4 octobre pour un Village des Agrosciences. Deux parcours de deux heures, à 10 h et à 14 h, font découvrir les serres expérimentales et les travaux sur la lutte biologique, les pathogènes des plantes et l’agroécologie. L’inscription y est obligatoire, ce qui impose d’anticiper, comme pour tout déplacement vers le parc Valrose.
Venir au parc Valrose sans perdre de temps
Le parc Valrose se trouve au 28 avenue Valrose, au nord du centre-ville, dans le quartier de Saint-Maurice. La solution la plus sereine reste le tramway : la ligne 1 dessert l’arrêt Valrose Université, à quelques minutes de marche de l’entrée du campus. Avec le tram, les 3 et 4 octobre, vous arrivez à l’heure sans chercher de place.
En voiture, le quartier se prête mal aux arrivées de dernière minute. Les rues voisines sont étroites, souvent en sens unique, et le stationnement résidentiel y est vite saturé le week-end. Pour un groupe ou une famille venue de Cannes, de Monaco ou de l’aéroport, se faire déposer devant l’entrée évite ce casse-tête. Les horaires précis de chaque stand restent à consulter sur le programme officiel, mis à jour au fil des jours par l’université.
Une science qui se goûte avant de se discuter
La Côte d’Azur a déjà montré son appétit pour la vulgarisation scientifique cet été, lorsque l’éclipse solaire du 12 août avait rassemblé les curieux sur les plages et les belvédères. La Fête de la Science parie sur un rapport plus quotidien, celui de nos assiettes, au moment où l’étiquetage nutritionnel et les aliments ultra-transformés alimentent débats et inquiétudes.
Le choix du thème dit aussi quelque chose de l’époque. Face à la défiance qui entoure parfois la parole scientifique, les organisateurs privilégient la rencontre et l’expérimentation plutôt que le discours d’autorité. Voir un chercheur manipuler, se tromper, recommencer, reste la meilleure façon de comprendre comment une connaissance se construit, et un week-end d’octobre à Valrose en offre l’occasion pour zéro euro.
Le programme détaillé de chaque commune, avec les horaires et les réservations quand elles sont nécessaires, est disponible sur le site d’Université Côte d’Azur, qui coordonne les 35 ans de la manifestation dans le département.

