Coul’Heures d’Automne 2026 à Antibes : fresques en accès libre et ateliers gratuits au Fort Carré jusqu’au 31 octobre

Une artiste sur un échafaudage peint une fresque de visage fleuri dans une ruelle pavée, observée par une famille
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Pendant les vacances de la Toussaint, Antibes Juan-les-Pins prête ses façades aux bombes de peinture. Jusqu’au 31 octobre 2026, la septième édition de Coul’Heures d’Automne, festival international d’art urbain, installe des muralistes au travail dans les rues du centre-ville, avec des fresques en accès libre, des ateliers et des visites commentées.

L’art urbain désigne ces œuvres peintes à même les murs de la ville, de la fresque monumentale au pochoir discret. À Antibes, il s’est fait une place à côté des remparts et du port Vauban, au point de former un parcours que l’on peut suivre à pied d’un quartier à l’autre. Encore faut-il savoir quel mur regarder, à quelle heure, et ce qui se paie ou non : comment profiter de ces deux semaines sans perdre de temps entre deux fresques ?

Un festival né en 2020 qui revient dans les rues d’Antibes

Coul’Heures d’Automne a été lancé en 2020 par l’association Label Note, qui fait aussi tourner la sChOOL, son lieu dédié aux arts urbains et musicaux, et le festival les Nuits Carrées au pied du Fort Carré, né en 2007. La même équipe, emmenée par Sébastien Hamard, tient donc deux rendez-vous antibois à six mois d’intervalle, l’un musical en juin, l’autre pictural en automne.

Après une sixième édition concentrée en 2025 sur le Centre hospitalier d’Antibes, le festival retrouve cette année l’espace public. Selon l’office de tourisme d’Antibes Juan-les-Pins, la manifestation fait intervenir des muralistes nationaux et internationaux et associe les habitants à la création, sur des sites dispersés dans la ville. Le site officiel revendique une centaine d’artistes passés par Antibes depuis la première édition, et c’est une artiste parisienne qui tient la tête d’affiche de 2026.

Nadège Dauvergne sur le M.U.R. de la rue Miquelis Raybaud

Le temps fort de l’édition se joue au 10 rue Miquelis Raybaud, où se trouve le M.U.R. d’Antibes, un mur réservé à une création renouvelée. D’après le programme relayé par Fréquence Sud le 9 octobre, la cinquième artiste invitée sur ce support est la Française Nadège Dauvergne, programmée par Cyrille Gouyette, directeur artistique du M.U.R. Oberkampf et du M.U.R. Bastille à Paris.

Le mur est ouvert au public du 21 au 25 octobre 2026, soit cinq jours pour voir l’œuvre naître ou découvrir son résultat. Le principe de ces murs associatifs, nés à Paris, tient à cette rotation : chaque artiste efface le précédent et signe le suivant, ce qui donne une raison de revenir à chaque saison.

À la sChOOL, l’exposition « Ici des artistes ont fait le mur » réunit en parallèle six artistes de la Côte d’Azur : Chloé Bernard, Harry James, Indy Saki, G11, Jules Renard et Olivier Plisson. Ce volet montre le versant local d’une scène souvent associée aux grandes capitales, et il complète utilement les performances programmées en extérieur jusqu’à la fin du mois.

Les rendez-vous datés jusqu’au 29 octobre

Le programme publié par l’organisation se resserre sur une poignée de dates, dont trois après-midis de performances en direct à 14 h 30. Le tableau ci-dessous rassemble les rendez-vous annoncés, avec leur lieu et leur prix.

DateRendez-vousLieuHorairePrix
Mercredi 21 octobreAtelier avec Trace MattFort Carré, avenue du 11 Novembre14 h à 16 hGratuit sur réservation
Jeudi 22 octobrePerformances de Jordan Harang et Nadège DauvergneHôtel Le Collier et école Guynemer14 h 30Accès libre
Vendredi 23 octobreApéro peinture avec Ma2thieu LongHôtel Le Collier, 19 boulevard Général Vautrin19 h à 21 h 3020 € ou 35 €
Mardi 27 octobrePerformances de Jordan Harang et KogaoneHôtel Le Collier et rue Vauban14 h 30Accès libre
Mercredi 28 octobreAtelier avec Trace MattFort Carré, avenue du 11 Novembre14 h à 16 hGratuit sur réservation
Jeudi 29 octobrePerformance de KogaoneRue Vauban14 h 30Accès libre

La lecture du calendrier fait apparaître deux mercredis réservés aux ateliers et trois après-midis consacrés aux artistes en action, deux jeudis et un mardi. Si vous ne disposez que d’une journée, le jeudi 22 octobre concentre deux performances et tombe pendant l’ouverture du M.U.R., ce qui permet de tout voir en un après-midi.

Ce qui est gratuit et ce qui se réserve

L’office de tourisme présente le festival comme une manifestation en accès libre, ouverte tous les jours, mais plusieurs formats demandent une inscription ou un paiement. Voici comment se répartissent les rendez-vous :

  • les fresques, le M.U.R. et les performances en extérieur se regardent librement, sans billet ;
  • les ateliers du Fort Carré des 21 et 28 octobre sont gratuits et ouverts à tous, sur réservation obligatoire ;
  • l’apéro peinture du 23 octobre coûte 20 € par personne, ou 35 € avec une dégustation de trois vins et une planche apéritive, sur réservation ;
  • les visites guidées d’environ 90 minutes partent du parvis du théâtre Anthéa à 9 €, à moitié prix pour les 8 à 16 ans, étudiants, personnes handicapées et demandeurs d’emploi, gratuites avant 8 ans.

Les visites se réservent auprès de l’office de tourisme d’Antibes, au 04 22 10 60 01 ou par courriel. Pour une famille de deux adultes et deux enfants de 10 et 6 ans, la visite commentée revient à 22,50 € au total : 18 € pour les adultes, 4,50 € pour l’aîné, rien pour le cadet.

Du 17 au 31 octobre, ou jusqu’au 1er novembre ?

Les sources ne s’accordent pas tout à fait sur le calendrier. Le site officiel du festival, la fiche française de Côte d’Azur France et l’article de Fréquence Sud annoncent une édition du 17 au 31 octobre 2026, tandis que la version anglaise de la même fiche touristique affiche du 18 octobre au 1er novembre.

Pour un visiteur, l’écart pèse peu : les fresques restent en place une fois peintes, et le dernier rendez-vous programmé tombe le jeudi 29 octobre. Mieux vaut donc caler votre venue avant cette date si vous voulez voir un artiste au travail, et retenir les dates du site officiel, qui fait foi, plutôt que celles de la traduction.

Rejoindre les murs sans chercher de place

Le parcours se fait à pied, et la voiture devient vite une contrainte dans les rues étroites autour de la rue Vauban et du vieil Antibes. Le parking Q-Park du Pré aux Pêcheurs, au 20 avenue de Verdun, est ouvert 24 heures sur 24 en bordure du port, et sert de point de départ commode vers le centre-ville.

Le Fort Carré se trouve plus à l’écart, avenue du 11 Novembre, sur la presqu’île qui ferme le port Vauban au nord. Pour les ateliers des 21 et 28 octobre, prévoyez le trajet à part : l’atelier débute à 14 h et dure deux heures, ce qui laisse le temps de rejoindre ensuite les fresques du centre en fin d’après-midi.

Le départ des visites guidées depuis le parvis du théâtre Anthéa, dont la saison 2026-2027 a démarré à la rentrée, simplifie les choses pour qui arrive en train : la gare SNCF d’Antibes dessert la ville depuis Nice et Cannes. Fin octobre, la même semaine voit aussi le jazz émergent de Jammin’Juan les 29 et 30 octobre, de quoi composer une sortie complète entre peinture et musique sur deux jours.

Une ville qui se découvre mur après mur

Un festival d’art urbain ne laisse pas seulement des souvenirs de vacances : il modifie durablement le paysage. Les sept éditions et la centaine d’artistes revendiqués depuis 2020 dessinent une cartographie de la ville qui s’enrichit chaque automne, et que l’on peut parcourir bien après la fin des performances.

La vraie question se pose au moment de choisir son créneau : voir une œuvre achevée ou la regarder naître. Avec trois après-midis de performances et un mur ouvert seulement cinq jours, la fenêtre pour assister au geste reste étroite, et le programme détaillé est à consulter sur le site officiel du festival.


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