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- Les Empires et les coups d’État, fil rouge de l’édition 2026
- Vendredi soir, ouverture à la Villa Masséna
- Samedi au parc de la Villa Masséna, un programme en continu
- Tables rondes et bal d’automne au Centre universitaire méditerranéen
- Dimanche, du bal Premier Empire au spectacle de clôture
- Horaires, accès et stationnement entre la rue de France et la Promenade
- Un week-end chargé pour Nice et ses visiteurs
Des grenadiers qui défilent au tambour sous les palmiers, des duels à l’épée entre hussards et des couples qui valsent en robe à crinoline : la Villa Masséna replonge Nice au XIXe siècle pendant trois jours. Les Journées impériales reviennent du vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2026, entre la rue de France et la Promenade des Anglais.
Le principe tient en une phrase : un festival d’histoire vivante consacré au Premier et au Second Empire, porté par la Ville de Nice avec la Fondation Napoléon et plusieurs associations de reconstitution. Le lien n’a rien d’artificiel, puisque Bonaparte a séjourné trois fois à Nice, notamment le 27 mars 1796, juste avant la première campagne d’Italie, et que c’est sous Napoléon III que le comté de Nice est rattaché à la France. Que faut-il voir, à quelle heure, et comment s’y rendre sans perdre la moitié de la matinée à chercher une place ?
Les Empires et les coups d’État, fil rouge de l’édition 2026
Chaque édition choisit un angle. En 2024, les organisateurs avaient retenu les femmes sous les Empires ; cette année, le thème retenu est « Les Empires et les coups d’État », du 18 Brumaire de 1799 au coup d’État du 2 décembre 1851. Un sujet qui parle autant aux passionnés qu’aux curieux, car il touche à la manière dont le pouvoir se prend et se perd.
Le format a nettement grossi. L’édition 2025 alignait onze rendez-vous sur trois jours, selon le programme relayé à l’époque par ICI Azur, alors que la Ville de Nice annonce cette fois 20 événements, tous gratuits, répartis entre deux sites distants d’à peine quelques minutes à pied. Le coup d’envoi est donné dès le vendredi soir, dans les salons du musée.
Vendredi soir, ouverture à la Villa Masséna
Rendez-vous le vendredi 2 octobre à 17h30 au musée Masséna, au 65 rue de France. L’inauguration ouvre l’exposition « L’Empire raconté au peuple », qui montre comment les images d’Épinal ont fabriqué la légende impériale auprès d’un large public, en simplifiant les batailles et en figeant les héros. La même soirée, le maire Éric Ciotti et Victor-André Masséna, prince d’Essling et président de la Fondation Napoléon, signent une convention de partenariat destinée à valoriser les collections napoléoniennes de la villa.
À 19h, le pianiste et compositeur Julien Brocal donne le récital « Vienne, 1809-1831 », qui raconte l’Empire depuis une ville et un instrument. L’entrée est libre dans la limite des places disponibles, ce qui incite à arriver un peu en avance pour une salle de musée forcément plus intime qu’un auditorium. Le samedi, l’événement change d’échelle et s’étend au parc.
Samedi au parc de la Villa Masséna, un programme en continu
Le samedi 3 octobre, de 10h à 17h, le musée et son jardin accueillent les animations en continu, proposées par le Souvenir napoléonien de Nice et des Alpes-Maritimes et plusieurs associations invitées :
- la reconstitution d’un bal Second Empire, avec démonstrations de danses d’époque ;
- une présentation de la mode féminine et masculine sous les deux Empires, sur mannequins, avec Le Boudoir Impérial ;
- des jeux de société anciens, jonchets, dominos et jeu de l’oie ;
- une exposition de figurines et de dioramas napoléoniens signée Michel Laugier ;
- un atelier LEGO napoléonien pour les 6 à 12 ans, par groupes de six et sessions de 30 minutes ;
- des duels d’escrime artistique toutes les 20 minutes avec Les Lames d’Hermès, vice-championne de France de la discipline ;
- des manœuvres, défilés et aubades par séquences de 30 minutes, avec les chasseurs du 5e régiment d’infanterie légère, les grenadiers à pied de la Garde impériale et le 113e régiment d’infanterie de ligne.
Le rythme par séquences permet de composer sa visite sans tout planifier : une heure et demie suffit pour voir défiler les régiments, assister à un duel et laisser les enfants à l’atelier. Pendant ce temps, à cinq minutes de là, l’histoire se raconte autrement.
Tables rondes et bal d’automne au Centre universitaire méditerranéen
Le même samedi, le Centre universitaire méditerranéen, au 65 Promenade des Anglais, accueille les débats. À 11h, l’historien et éditeur Arthur Chevallier anime un grand entretien sur « Les Empires français et les coups d’État » avec le journaliste et historien Xavier Mauduit comme invité.
À 14h45, la table ronde « Les coups d’État des Napoléon » réunit David Chanteranne, rédacteur en chef de la Revue du Souvenir napoléonien, Patrice Gueniffey, directeur d’études à l’EHESS, Vincent Haegele et Juliette Glikman. À 15h45, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, prend la parole avec Raphaël Dargent et Michel Kerautret pour la séquence inverse, « Les coups d’État contre les Napoléon ».
La journée se termine en musique de 17h30 à 18h avec un bal d’automne en hommage à l’impératrice Eugénie, animé par Gazelec danse. Le public est invité à esquisser quelques pas de danse du Second Empire, sans tenue d’époque obligatoire. Le dimanche, le programme se resserre sur deux temps forts.
Dimanche, du bal Premier Empire au spectacle de clôture
Le dimanche 4 octobre, de 10h à 12h, le parc de la Villa Masséna reprend l’essentiel des animations de la veille, avec cette fois la reconstitution d’un bal Premier Empire à la place du bal Second Empire. C’est le créneau le plus court du week-end : mieux vaut arriver dès l’ouverture pour profiter des défilés et de l’escrime.
À 16h, le Centre universitaire méditerranéen accueille « L’apogée de la France impériale », spectacle historique, lyrique et chorégraphique créé pour l’occasion par le Souvenir napoléonien. D’une durée d’une heure et demie, il couvre la période entre Wagram en 1809 et Moscou en 1812, quand l’Empire domine la moitié de l’Europe. Encore faut-il rejoindre ces deux adresses au bon moment.
Horaires, accès et stationnement entre la rue de France et la Promenade
Les deux sites se trouvent dans le même quartier, ce qui simplifie les allers-retours. Voici les créneaux à retenir pour organiser le week-end :
| Jour | Lieu | Horaires | Temps fort |
|---|---|---|---|
| Vendredi 2 octobre | Villa Masséna | 17h30 et 19h | Inauguration, exposition, récital de piano |
| Samedi 3 octobre | Villa Masséna et parc | 10h à 17h | Bal Second Empire, escrime, défilés, LEGO |
| Samedi 3 octobre | Centre universitaire méditerranéen | 11h à 18h | Entretien, tables rondes, bal d’automne |
| Dimanche 4 octobre | Villa Masséna et parc | 10h à 12h | Bal Premier Empire, animations |
| Dimanche 4 octobre | Centre universitaire méditerranéen | 16h à 17h30 | Spectacle de clôture |
Le plus simple reste le tramway : la ligne 2 dessert l’arrêt Centre Universitaire Méditerranéen, rue de France, à deux pas des deux adresses, et relie l’aéroport comme le port. En voiture, la rue de France et les abords de la Promenade saturent vite le samedi après-midi, et un dépôt devant l’entrée du musée évite de tourner dans les rues voisines.
Si vous stationnez en surface, pensez aux deux heures gratuites dans les zones payantes instaurées à Nice depuis le 1er septembre, largement suffisantes pour une matinée au parc. Pour tout renseignement, la Ville répond au 04 92 14 46 14.
Un week-end chargé pour Nice et ses visiteurs
Ces Journées impériales tombent sur un week-end particulièrement dense. Le même samedi, le Festival des Sciences au parc Valrose attire les familles vers Cimiez, tandis que le festival Cinéroman boucle sa huitième édition le 3 octobre. Après les Journées européennes du patrimoine à Nice en septembre, la ville confirme sa volonté de faire de son histoire un argument de visite à part entière.
La convention signée avec la Fondation Napoléon dit aussi quelque chose de l’avenir : la Villa Masséna entend peser davantage sur la scène napoléonienne, en s’appuyant sur ses collections. Passer de onze à vingt rendez-vous en un an traduit une ambition claire, et rappelle que l’arrière-saison niçoise peut se construire sur autre chose que la plage.
Le programme complet est à consulter sur le site officiel de la Ville de Nice, régulièrement mis à jour jusqu’au week-end.

