Inspiration intime : Virginie Broquet en résidence au musée d’Art naïf de Nice dès le 31 octobre 2026

Trois enfants dessinent sur un balcon en fer forgé face à la mer, guidés par une femme qui leur montre un dessin de baie
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À partir du samedi 31 octobre 2026, l’illustratrice niçoise Virginie Broquet s’installe au musée international d’Art naïf Anatole Jakovsky pour une résidence baptisée « Inspiration intime ». Le principe tient en peu de mots : une artiste vivante travaille et reçoit le public au milieu d’une collection consacrée à la peinture naïve, du XVIIIe siècle à nos jours. Le château Sainte-Hélène, perché sur la colline de Fabron, change ainsi de rythme pour l’automne.

L’événement reste discret à l’échelle de la Côte d’Azur, loin des grands festivals de novembre, mais il coche plusieurs cases rarement réunies : un musée municipal à petit prix, des ateliers en famille inclus dans le billet et un parc ouvert sur la baie des Anges. Que propose concrètement cette résidence, combien coûte une sortie sur place et comment rejoindre un musée que beaucoup de visiteurs n’ont jamais trouvé ?

Deux cents vues d’une même fenêtre

Le fil rouge de la résidence s’appelle « ma Vie, ma Vue ». D’après Presse Agence, qui a relayé l’annonce le 26 octobre, la série est née pendant la pandémie : Virginie Broquet est partie d’une seule image en noir et blanc, la vue depuis sa fenêtre, puis l’a déclinée en 200 versions colorisées sur tablette, une par jour d’isolement. Les œuvres sont présentées au musée pendant la résidence.

La démarche résonne avec l’esprit du lieu. L’art naïf repose sur un regard direct, souvent autodidacte, porté sur le quotidien, et la série pose une question simple : comment renouveler son regard quand l’horizon se rétrécit. L’artiste ne se contente pas d’exposer, elle anime des visites et des ateliers pour montrer comment elle travaille, ce qui transforme une exposition en rendez-vous à date fixe.

Quatre ateliers en famille jusqu’à la fin décembre

Chaque séance suit le même déroulé : une courte visite, une présentation des œuvres exposées, puis un temps de pratique où les participants dessinent la vue depuis le balcon du musée. Quatre dates sont annoncées :

  • mercredi 18 novembre 2026, à 14h ;
  • samedi 12 décembre 2026, à 14h ;
  • jeudi 24 décembre 2026, à 13h30 ;
  • mercredi 30 décembre 2026, à 14h.

Les ateliers sont compris dans le prix d’entrée, mais l’inscription préalable passe par la billetterie en ligne des musées de Nice. Aucune limite d’âge n’est précisée dans les annonces, qui visent explicitement les familles : mieux vaut appeler le musée au 04 93 71 78 33 avant de réserver pour un très jeune enfant.

Les dates du 24 et du 30 décembre tombent en pleine période des fêtes, quand la ville se remplit de visiteurs venus pour les illuminations. La question du budget se pose alors pour tout le séjour, et celle de l’après-midi au musée se règle vite.

Ce que coûte une sortie au musée d’Art naïf

Selon la fiche officielle de la Ville de Nice, l’entrée individuelle coûte 5 € en plein tarif et 4 € en tarif réduit, ce dernier étant réservé aux groupes de dix personnes et plus. La gratuité s’applique aux moins de 18 ans, aux étudiants, aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires de plusieurs minima sociaux, sur justificatif.

Prenons une famille en séjour, deux adultes et deux enfants de 8 et 11 ans venus pour l’atelier du 18 novembre. Les enfants entrent gratuitement, les adultes paient chacun 5 € : l’après-midi complet revient à 10 € pour quatre, atelier compris. La même famille installée dans la Métropole Nice Côte d’Azur ne paie rien, à condition d’avoir retiré le Pass Musées de Nice, gratuit pour les résidents majeurs sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile de moins de trois mois, et valable trois ans.

Pour un séjour plus long, le Pass 10 Musées à 15 € ouvre les musées municipaux pendant quatre jours. À 5 € l’entrée, il devient rentable dès la quatrième visite, par exemple en ajoutant le Muséum d’histoire naturelle rouvert boulevard Risso et la rétrospective Sabine Weiss au musée Charles Nègre. Ce petit prix donne accès à une collection qui dépasse largement la seule résidence.

Un château de parfumeur et 3 000 œuvres naïves

Le musée occupe le château Sainte-Hélène, ancienne résidence du parfumeur François Coty, au cœur d’un parc planté d’arbres rares. Il a ouvert en 1982 grâce à la donation du critique Anatole Jakovsky et de son épouse Renée, et a fêté ses 40 ans en 2022.

La Ville de Nice y recense environ 3 000 œuvres venues d’une trentaine de pays, enrichies de dépôts du Centre Pompidou. On y croise le Douanier Rousseau, Séraphine de Senlis, André Bauchant ou Camille Bombois, autant de noms qui donnent aux enfants des repères avant de prendre le crayon. Cette richesse a un revers : le lieu reste à l’écart des circuits habituels, et l’accès mérite d’être préparé.

Monter à Fabron, en bus, en tram ou en voiture

Le musée se trouve au 23 avenue de Fabron, dans l’ouest de Nice, sur les hauteurs qui dominent la Promenade des Anglais. D’après la fiche pédagogique publiée par la Ville, la ligne de bus 34 dessert l’arrêt « Musée d’Art Naïf », juste devant l’entrée. La ligne 2 du tramway s’arrête à « Fabron », à environ huit minutes de marche, en passant devant les archives municipales ; le bus 34 prend aussi le relais depuis cette station.

En voiture, l’avenue de Fabron grimpe en lacets depuis le bord de mer, et les fiches touristiques signalent un parking sur place ainsi qu’une dépose pour les groupes. C’est la solution la plus simple avec des enfants en bas âge, à condition d’arriver avant l’ouverture des ateliers, quand les places restent nombreuses.

Un point de vigilance concerne le week-end du 8 novembre. Le marathon Nice-Cannes ferme le bord de mer ce dimanche matin, et le plan de circulation publié par la Ville de Nice coupe la Promenade de 6h30 à 11h jusqu’à la limite communale. Une visite ce jour-là se cale plutôt l’après-midi, la réouverture du musée à 13h30 tombant après la levée des fermetures. L’autre question porte sur la durée réelle du rendez-vous.

Une résidence d’un mois, des ateliers jusqu’aux fêtes

Presse Agence annonce une résidence d’un mois à compter du 31 octobre, alors que le calendrier des ateliers court jusqu’au 30 décembre. Les deux informations ne se contredisent pas forcément, mais elles laissent ouverte la date de fin de présentation des œuvres de Virginie Broquet : un appel au musée lève le doute avant de prévoir une visite en décembre.

Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h, avec une fermeture exceptionnelle le 25 décembre, au lendemain de l’atelier de Noël. Ce calendrier fait de la résidence un rendez-vous qui s’accorde aussi bien avec une escapade d’automne qu’avec les vacances d’hiver, en écho à l’exposition Chagall Couture au musée Marc Chagall, l’autre adresse niçoise où la création se donne à voir en train de se faire.

Horaires, tarifs et réservation des ateliers sont à retrouver sur le site de la Ville de Nice, qui centralise la billetterie en ligne des musées municipaux.


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