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- Dix-huit mois de chantier pour le doyen des musées niçois
- Des abysses aux sommets du haut pays, un parcours redessiné
- Horaires, tarifs et gratuités à connaître avant de venir
- Ce que coûte la visite selon votre profil
- Venir au 60 bis boulevard Risso sans tourner dans le quartier
- Un objectif de fréquentation multiplié par trois
- Un automne de musées à Nice, du boulevard Risso à Cimiez
Derrière la place Garibaldi, une façade fraîchement restaurée signale le retour d’une institution que beaucoup de Niçois n’avaient plus visitée depuis longtemps. Le Muséum d’histoire naturelle de Nice a rouvert au public le mercredi 14 octobre 2026, après dix-huit mois de fermeture pour travaux, au 60 bis boulevard Risso.
Un muséum d’histoire naturelle, c’est le lieu où une ville conserve et montre le vivant qui l’entoure : animaux naturalisés, plantes, champignons, roches et fossiles, rangés pour être compris plutôt que simplement admirés. Celui de Nice tient une place à part, puisqu’il est le plus ancien musée de la ville, fondé en 1846. Sa réouverture tombe au moment où les vacances de la Toussaint approchent et où les familles cherchent une sortie abordable à l’abri. Que trouve-t-on désormais dans ses salles, combien coûte la visite et comment s’y rendre sans perdre une heure dans les rues du quartier ?
Dix-huit mois de chantier pour le doyen des musées niçois
Le Muséum avait fermé ses portes le 1er avril 2025. Selon Nice Premium, la rénovation a coûté un peu moins de 1,3 million d’euros, financés presque entièrement par la Ville, avec une participation de 35 000 € de la Caisse des Dépôts. Le chantier a porté sur la restauration de la façade principale, le réaménagement de l’accueil et l’installation d’un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
L’établissement doit son existence à deux naturalistes du XIXe siècle, le pharmacien Jean-Baptiste Vérany, spécialiste des céphalopodes, et le botaniste Jean-Baptiste Barla. Leurs collections, enrichies par des générations de chercheurs, ont valu au lieu le label Musée de France, que la Ville met en avant pour justifier l’effort consenti. Ce sont précisément ces collections qui ont changé de visage dans le nouveau parcours.
Des abysses aux sommets du haut pays, un parcours redessiné
L’ancienne exposition se limitait au littoral, entre 0 et 1 000 mètres d’altitude. Le parcours couvre désormais la biodiversité régionale de -3 000 à plus de 3 000 mètres, des profondeurs abyssales de la Méditerranée aux sommets des Alpes-Maritimes. Faune, flore, champignons et géologie sont réunis dans chaque écosystème, ce qui permet de lire un milieu en entier plutôt que par familles d’espèces.
Le nombre de spécimens présentés a plus que triplé, avec plus de 650 pièces exposées en salle permanente. Le directeur insiste sur la mise en scène, pensée pour que l’œil ne sature pas devant les vitrines.
Nous avons des vitrines beaucoup plus aérées et une exposition plus lumineuse.
Olivier Gerriet, directeur du Muséum d’histoire naturelle de Nice, dans les colonnes de Nice Premium à l’occasion de la réouverture du 14 octobre 2026
Une salle nouvelle accueille les médiations et les conférences, avec les groupes scolaires comme premier public visé. Pour un visiteur de passage, c’est l’assurance de croiser des ateliers en semaine, et l’occasion de regarder ensuite de près ce que coûte l’entrée.
Horaires, tarifs et gratuités à connaître avant de venir
La fiche publiée par la Ville de Nice détaille des conditions d’accès simples, assorties d’une longue liste de gratuités :
- ouverture du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h, fermeture le lundi ;
- entrée unique à 5 €, visite guidée à 7 € ;
- Pass Musées de 4 jours à 15 €, valable dans les musées municipaux ;
- gratuité sur justificatif pour les moins de 18 ans, les étudiants, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’ASPA ;
- entrée libre pour les habitants de la Métropole Nice Côte d’Azur de plus de 18 ans, munis du Pass Musées de Nice gratuit et valable 3 ans.
Un détail mérite votre attention : l’Office de tourisme métropolitain affiche encore une pause méridienne entre 12 h 30 et 13 h 30, quand la Ville annonce une ouverture continue à partir du 15 octobre. Avant de caler votre visite sur l’heure du déjeuner, un appel au 04 97 13 46 80 lève le doute en une minute.
Le Pass résident s’obtient sur place avec une pièce d’identité et un justificatif de domicile de moins de 3 mois. Sur le papier, ces tarifs paraissent modestes, mais leur effet réel dépend surtout de la composition du groupe qui franchit la porte.
Ce que coûte la visite selon votre profil
En appliquant la grille municipale à quatre situations courantes, l’écart va de zéro à quinze euros pour une même matinée au Muséum :
| Profil | Calcul | Coût total |
|---|---|---|
| Famille en séjour, 2 adultes et 2 enfants de moins de 18 ans | 2 × 5 €, enfants gratuits | 10 € |
| Couple habitant la Métropole, muni du Pass Musées de Nice | 2 × 0 € | 0 € |
| Couple en séjour avec visite guidée | 2 × 7 € | 14 € |
| Visiteur seul qui enchaîne trois musées municipaux en 4 jours | Pass Musées 4 jours | 15 € |
Le Pass Musées de 4 jours équivaut à trois entrées au tarif du Muséum : il ne devient intéressant qu’à partir du troisième musée municipal visité pendant le séjour. Pour une famille de passage, la gratuité des mineurs fait l’essentiel du travail, et la sortie revient à dix euros pour quatre personnes.
Venir au 60 bis boulevard Risso sans tourner dans le quartier
Le Muséum se trouve juste derrière la place Garibaldi, à quelques pas de la station Garibaldi du tramway, ligne 1, qui relie la gare Thiers et l’avenue Jean-Médecin en quelques minutes. Pour un visiteur logé dans le centre, le tram reste la solution la plus simple, surtout un samedi après-midi où le secteur du port et du Vieux-Nice se charge vite.
En voiture, le stationnement sur voirie autour de Garibaldi est rare aux heures d’ouverture. Depuis le 1er septembre 2026, la Ville applique deux heures de stationnement gratuit par jour dans ses seize zones payantes, de quoi couvrir une visite complète du parcours, à condition de trouver une place matérialisée et de respecter la fin du paiement fixée à 19 h.
La place elle-même vit une transformation discrète, avec la statue de Catherine Ségurane annoncée pour 2027. L’ascenseur installé pendant les travaux rend enfin le Muséum accessible aux personnes à mobilité réduite, ce qui change la donne pour les poussettes comme pour les fauteuils. Reste à savoir si le public suivra.
Un objectif de fréquentation multiplié par trois
Le Muséum accueillait historiquement environ 20 000 visiteurs par an. Son directeur, Olivier Gerriet, espère en recevoir au moins 60 000 dès la première année, soit trois fois plus.
Ramené au calendrier d’ouverture, six jours sur sept moins les quatre jours de fermeture annuelle, soit environ 309 jours, l’objectif représente près de 200 visiteurs par jour d’ouverture, contre 65 environ jusqu’ici. Les vacances scolaires et les week-ends de pluie porteront une bonne part de cet effort, ce qui annonce des matinées plus animées qu’autrefois dans des salles de taille modeste.
Pour profiter du parcours au calme, les fins d’après-midi en semaine, hors sorties scolaires, devraient offrir les conditions de visite les plus confortables pendant les premiers mois. La question est désormais de savoir quelle place ce lieu prendra dans l’offre culturelle niçoise de l’automne.
Un automne de musées à Nice, du boulevard Risso à Cimiez
Le Muséum rouvre alors que d’autres lieux de la ville renouvellent leur programmation. À Cimiez, le musée national Marc Chagall présente depuis le 10 octobre l’exposition Chagall Couture, qui dialogue avec le Message biblique jusqu’au 18 janvier 2027. Combiner les deux visites dans un même séjour dessine un programme de vacances complet, entre sciences naturelles et peinture.
Le choix d’un parcours régional, des abysses aux cimes, dit aussi quelque chose de la manière dont Nice veut raconter son territoire : la mer et la montagne dans une seule salle, comme les visiteurs les parcourent en une même journée sur la Côte d’Azur. Les horaires définitifs et les conditions de gratuité sont à vérifier sur le site de la Ville de Nice.

