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Le vendredi 13 novembre 2026, la Grande Halle du 109 rallume ses projecteurs pour la soirée d’ouverture d’OVNi, la Biennale de l’image en mouvement. Pendant plusieurs semaines, Nice et une partie de la Côte d’Azur deviennent un terrain d’exposition pour l’art vidéo, les installations, la réalité virtuelle et les écrans de toutes les époques, du tube cathodique à l’intelligence artificielle.
OVNi, pour Objectif Vidéo Nice, est une manifestation qui fait circuler le public entre lieux patrimoniaux, centres d’art, galeries et chambres d’hôtel. Elle s’inscrit cette année dans un automne niçois déjà dense en propositions culturelles, à la jonction entre les festivals d’octobre et les animations de Noël. Comment s’y retrouver entre les dates qui ne concordent pas d’une source à l’autre, les lieux éparpillés et un site d’ouverture situé loin du bord de mer ?
Une biennale née d’un festival annuel niçois
Selon la fiche de l’Office de tourisme métropolitain Nice Côte d’Azur, OVNi est devenu une biennale après une décennie passée au rythme d’une édition par an. Le format sur deux ans laisse le temps aux résidences d’artistes, aux ateliers et aux masterclasses, que le festival présente comme une éducation à l’image. Deux distinctions rythment l’événement : le prix international Cosmopolis et le prix OVNi SUD Emergences.
L’édition 2026 a pour artiste associé Filipe Vilas-Boas, dont le travail croise art numérique, installation et performance. Le projet central annoncé est RE:PUBLIC, une sculpture hémisphérique monumentale pensée comme un espace public. Cinq artistes ont été accueillis en résidence sur la saison 2025-2026, parmi lesquels Sacha Rey, lauréate du prix OVNi SUD Emergences en 2024, qui revient cette année avec une exposition personnelle.
Le 109, quartier général de la soirée d’ouverture
Le vernissage se tient le 13 novembre de 18 h à 21 h au 109, 89 route de Turin. Ce pôle de cultures contemporaines occupe les anciens abattoirs municipaux, soit 18 000 m² sur près de 2 hectares. La Ville de Nice a lancé leur reconversion en 2008, avec des travaux engagés dès 2009, et la Grande Halle offre à elle seule 2 000 m² d’exposition.
C’est là que s’installe l’exposition centrale de la biennale, Tant de corps qui poussent en nous, jusqu’au 6 décembre. Elle part du happening pour aller vers la danse et porte le thème Performancia retenu pour 2026. Dans le même bâtiment, à La Station, Camille Llobet présente Monstre Pente jusqu’au 28 novembre, des installations vidéo et sonores sur l’effort invisible et la mémoire des corps.
Le lieu n’est pas inconnu des amateurs d’images animées : il a accueilli en octobre les projections du festival européen du court métrage. Le Forum d’Urbanisme et d’Architecture complète ce premier pôle avec Lavaforming, un court métrage d’architectes accompagné d’une exposition, visible du 13 novembre 2026 au 8 janvier 2027.
Les rendez-vous datés à noter dans l’agenda
Le tableau ci-dessous reprend les cinq rendez-vous déjà détaillés par la Ville de Nice sur sa page consacrée au festival, dont le programme est encore en cours de mise en ligne.
| Rendez-vous | Lieu | Dates | Horaires |
|---|---|---|---|
| Soirée d’ouverture | Le 109, Grande Halle | 13 novembre 2026 | 18 h à 21 h |
| Tant de corps qui poussent en nous | Le 109, Grande Halle | 13 novembre au 6 décembre | À partir de 10 h |
| Monstre Pente, Camille Llobet | Le 109, La Station | 19 septembre au 28 novembre | À partir de 10 h |
| Lavaforming | Forum d’Urbanisme et d’Architecture | 13 novembre au 8 janvier 2027 | À partir de 10 h |
| État des lieux des forces en présence, Sacha Rey | Archives, Palais de Marbre | 14 novembre au 18 décembre | Vernissage le 14 novembre à 16 h 30 |
Les sources ne s’accordent pas sur la fin de la biennale. L’Office de tourisme et le site du 109 annoncent une manifestation du 13 au 29 novembre, alors que le programme publié par la Ville de Nice l’étire jusqu’au 14 décembre. L’écart s’explique par les expositions, dont plusieurs restent ouvertes après le dernier week-end de novembre.
Le même décalage touche l’exposition de Sacha Rey. La Ville l’affiche jusqu’au 18 décembre, ouverte du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h et les samedis 14 novembre et 12 décembre de 14 h à 18 h, tandis que l’annonce relayée en juillet par le festival évoquait une clôture le 27 décembre et une ouverture du lundi au mercredi. Mieux vaut vérifier l’horaire du jour avant de traverser la ville.
De Nice à Monaco, un parcours qui déborde de la ville
La programmation 2026 découpe le territoire en zones, de Mouans-Sartoux jusqu’au Nouveau Musée National de Monaco. Voici comment se répartissent les lieux annoncés :
- zone A à Nice : le 109 avec la Grande Halle, Le Hublot, Entre-Pont et La Station, ainsi que le Forum d’Urbanisme et d’Architecture ;
- zone B à Nice : La Gaya Scienza, les Archives Nice Côte d’Azur, la Villa Arson et la grotte du Lazaret ;
- zone C à l’ouest : l’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux et La Napoule Art Foundation à Mandelieu-La Napoule ;
- zone D à l’est : la Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat et le Nouveau Musée National de Monaco ;
- six hôtels niçois, dont le West-End, Le Royal, Le Grimaldi et le Windsor, qui transforment des chambres en salles de projection.
Selon la présentation du festival, l’ensemble représente 25 lieux du patrimoine, 60 chambres d’hôtel et 120 artistes. La Villa Arson, qui montrait cet été le travail de ses 35 jeunes diplômés, fait partie de la boucle niçoise, sur les hauteurs de Saint-Barthélemy.
Entre la grotte du Lazaret, au pied du mont Boron, et la Villa Ephrussi sur la presqu’île du Cap-Ferrat, la distance impose de regrouper les visites par secteur. Une journée côté est et une journée côté ouest évitent les allers-retours dans la circulation de la Basse Corniche et de l’A8.
Rejoindre le 109 sans chercher les anciens abattoirs
Le 109 se trouve dans l’est de la ville, loin de la Promenade des Anglais. D’après la page d’accès du lieu, le plus simple consiste à descendre du tramway à l’arrêt Vauban puis prendre le bus 14 jusqu’à l’arrêt Abattoirs, ou à marcher une dizaine de minutes. Les lignes de bus 7, 14, 19, 88, LR116 et 12+ desservent aussi le secteur.
Le train reste une option pour les visiteurs qui logent hors de Nice, avec les gares de Riquier et de Pont-Michel à proximité. En voiture, le parc relais Parcazur Pont-Michel, route de Turin, compte 260 places et ouvre de 4 h 55 à 1 h 45 ; l’accès y est gratuit mais réservé aux clients Lignes d’Azur munis d’un titre validé le jour même.
Les horaires du 109 tournent autour d’une ouverture du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h, avec des week-ends ouverts pendant les périodes d’exposition. La fiche de l’Office de tourisme indique un festival gratuit, sans préciser de tarif pour chaque lieu partenaire, ce qui vaut surtout pour les musées et fondations hors de Nice.
Une fin d’automne où l’image prend le relais des festivals
OVNi referme L’Automne de l’Image, 5e édition d’une saison organisée par la Ville de Nice et La Bande Passante du 19 septembre au 29 novembre. La biennale se superpose ensuite aux grands rendez-vous de décembre, puisque le Village de Noël du jardin Albert 1er ouvre le 27 novembre. Un même séjour peut donc associer chalets, vidéo et peinture, avec l’exposition Alex Katz du musée Matisse jusqu’au 18 janvier.
La biennale pose à chaque visiteur une question simple : regarder une image qui bouge dans un lieu qui ne bouge pas, abattoir, grotte ou villa de la Belle Époque, change-t-il la manière de la voir ? Le programme complet et les mises à jour de dernière minute sont à consulter sur le site officiel d’OVNi.

