Anges et Démons : Stella Almondo joue Liszt au Grimaldi Forum de Monaco le 20 septembre

Piano à queue noir seul sur la scène d'un auditorium, tabouret et partition blanche, fauteuils rouges au premier plan
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Un dimanche de septembre en fin d’après-midi, l’auditorium Prince Pierre du Grimaldi Forum va se remplir pour une heure et demie de piano seul. Le 20 septembre 2026 à 18 heures, la pianiste monégasque Stella Almondo y donne un récital entièrement consacré à Franz Liszt (1811-1886), sous le titre Anges et Démons. Un récital, c’est le format le plus dépouillé du concert classique : un instrument, une interprète, aucun orchestre pour partager la lumière. Rien ne s’interpose entre le clavier et la salle, et c’est précisément ce qui rend l’exercice redoutable.

La Principauté aligne des soirées à grand spectacle tout l’été, de la Salle des Étoiles aux feux d’artifice du Port Hercule. Celle-ci joue une autre partition, plus intime, et à un prix qui ne ressemble pas à ce que Monaco pratique d’habitude. Reste une question que se posent tous ceux qui hésitent à traverser la frontière pour une soirée : qu’est-ce qui justifie vraiment le déplacement ?

Un programme bâti autour de la figure de Méphisto

Anges et Démons n’est pas un assemblage de morceaux choisis au hasard dans le catalogue lisztien. Le fil conducteur est Méphisto, et autour de lui les figures de contes, de légendes et de poèmes qui ont nourri l’imaginaire du compositeur hongrois. Liszt passe de la spiritualité la plus recueillie au fantastique le plus noir, souvent à l’intérieur d’une même pièce, et c’est ce grand écart que le programme met en scène.

La pianiste ne cache pas son attachement de longue date à ce répertoire, qu’elle décrit comme un compagnon de route plutôt qu’un défi technique à relever. Sur la page officielle du récital, le Grimaldi Forum reprend sa manière de présenter ce voyage entre ombre et lumière, et l’image du miroir revient au centre de sa lecture de Liszt.

De la lumière à l’obscur, de l’éveil à la chute, du silence à l’incandescence, Liszt ne choisit jamais un masque : il les embrasse tous et nous tend un miroir… Un miroir qui ne ment pas.

Stella Almondo, dans la présentation officielle du récital publiée par le Grimaldi Forum Monaco en septembre 2026

Un point mérite d’être connu avant de réserver : le programme définitif n’était pas encore arrêté au moment de l’annonce. Il se construit autour de la sortie du deuxième album de la pianiste, un travail qu’elle revendique comme intellectuel mais destiné à toucher au-delà du seul cercle des mélomanes. Ceux qui viennent chercher une liste de titres gravée dans le marbre devront patienter jusqu’aux jours précédant la date.

Qui est Stella Almondo, pianiste monégasque de 19 ans

Née le 12 juin 2006 à Monaco, Stella Almondo a été révélée au grand public en 2020 par l’émission Prodiges sur France 2, à un âge où la plupart des instrumentistes travaillent encore loin des caméras. Elle intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris à 16 ans, et enchaîne depuis les scènes qui comptent : l’Opéra de Monte-Carlo, la Salle Gaveau à Paris, l’Opéra de Reims, le Festival de la Grange de Meslay, La Folle Journée de Nantes.

Son premier album, Passion, paru chez Naïve/Believe en 2024 et consacré à Blumenfeld, Rachmaninov et Scriabine, a franchi le million d’écoutes en quatre mois. En parallèle du répertoire concertant, elle mène une activité de musique de chambre auprès d’artistes installés, dont le Quatuor Modigliani et le violoncelliste Gautier Capuçon, qui fêtait cet été les 50 ans d’un festival varois. Pour une interprète de 19 ans, le carnet est déjà dense.

Ce qu’il faut savoir avant de réserver

Les informations pratiques tiennent en quelques lignes, et elles sont plus favorables qu’on ne l’imagine pour un événement monégasque. Voici ce qui est confirmé par le Grimaldi Forum :

  • dimanche 20 septembre 2026 à 18 heures, auditorium Prince Pierre du Grimaldi Forum, 10 avenue Princesse Grace à Monaco ;
  • tarif unique de 20 €, sans distinction de catégorie de place ;
  • réduction de 20 % pour les personnes en situation de handicap utilisant un fauteuil roulant, les titulaires d’une Carte Mobilité Inclusion mention Invalidité ou Priorité, et les titulaires de la carte monégasque équivalente, non cumulable avec une autre offre ;
  • réservation en ligne sur montecarloticket.com, ou par téléphone au +377 99 99 30 00 ;
  • billetterie physique ouverte du mardi au samedi de 12 heures à 19 heures, entrée principale sur l’esplanade.

Le tarif unique change la façon d’aborder la réservation. Sur une salle où les grilles à catégories poussent habituellement à arbitrer entre le budget et la vue, ici seule l’antériorité de la réservation détermine le placement. Réserver tôt ne fait pas économiser d’argent, mais rapproche du piano.

Les spectateurs ayant besoin d’un emplacement accessible en fauteuil roulant sont invités à passer directement par le téléphone plutôt que par la billetterie en ligne, l’équipe d’accueil gérant elle-même ces places.

Rejoindre le Larvotto sans y laisser sa soirée

Le Grimaldi Forum se dresse en front de mer dans le quartier du Larvotto, à l’est de la Principauté, juste à côté du Jardin japonais. Depuis Nice, la ligne 100 du réseau Zou ! relie Nice à Menton en passant par Monaco, et la ligne 6 de la Compagnie des autobus de Monaco dessert directement le bâtiment. La gare de Monaco-Monte-Carlo, ouverte tous les jours de 5 heures à 2 heures, se trouve à 15 minutes de marche ou 10 minutes de bus, ligne 6 direction Larvotto.

En voiture, l’accès se fait par l’autoroute A8, sortie Monaco. Trois parkings publics se partagent le secteur : celui situé sous le Grimaldi Forum, et à moins de 100 mètres ceux du Larvotto et du stade Louis-II. Le parking sous le bâtiment dispose d’emplacements pour véhicules électriques dotés d’une recharge gratuite, ce qui reste rare à cette densité de fréquentation. Un dimanche à 18 heures, la circulation monégasque est nettement plus calme qu’un soir de semaine, mais l’avenue Princesse Grace se sature vite dès qu’un événement se termine.

Depuis l’aéroport Nice Côte d’Azur, comptez 25 kilomètres de route. Une ligne express relie l’aéroport directement à la Principauté, et les ascenseurs du Grimaldi Forum assurent la continuité entre le parking, l’entrée principale et l’auditorium pour les personnes à mobilité réduite.

Un lieu que la Côte d’Azur fréquente toute l’année

L’auditorium Prince Pierre n’est qu’une des salles d’un ensemble qui accueille aussi bien des congrès internationaux que les grandes expositions estivales du bâtiment. Cette polyvalence explique la fréquentation du quartier : en septembre, le calendrier du Forum enchaîne salons professionnels et rendez-vous culturels sans temps mort.

Pour un visiteur qui séjourne sur la Riviera, ce récital s’inscrit dans une saison classique dense, entre les rendez-vous de la Principauté et les concerts installés chaque été dans le cloître de Cimiez, à Nice. La différence tient au format : une soirée en salle fermée, assise, sans vent ni cigales, ce que l’été azuréen ne propose presque jamais.

Ce que dit un tarif unique à 20 euros

Un récital de piano à 20 € dans une salle de cette dimension pose une question qui dépasse la soirée du 20 septembre. La musique classique traîne une réputation de barrière tarifaire, et la politique de prix décide souvent qui franchit la porte. En alignant tout le monde sur le même billet, le Grimaldi Forum retire l’argument du coût à ceux qui hésitent à découvrir le répertoire.

Le pari se joue aussi sur l’interprète. Une pianiste de 19 ans passée par un télé-crochet et suivie par des auditeurs venus du streaming n’amène pas exactement le même public qu’un récital de fin de saison. Le programme et les tarifs complets sont détaillés sur le site officiel du Grimaldi Forum, où la billetterie est déjà ouverte.


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