Festival Food’La Bocca 2026 à Cannes : quinze food-trucks et deux concerts en accès libre les 19 et 20 septembre

Food-trucks et longues tablées en bois sur une place pavée éclairée de guirlandes, au crépuscule
Montrer le sommaire Cacher le sommaire

Le marché provençal de La Bocca change de registre le temps d’un week-end. Les 19 et 20 septembre 2026, la place Paul Roubaud accueille la troisième édition du festival Food’La Bocca, un rendez-vous gourmand porté par la Ville de Cannes avec l’ABECCO, l’association des entreprises et commerces de Cannes Ouest. Le principe tient en une phrase : une quinzaine de food-trucks installés sur la place du marché, avec concerts, jeux et photobooth, dans un décor annoncé comme guinguette.

Ce genre de rendez-vous dit quelque chose de la saison qui commence. Après un été où les hôtels cannois ont tourné à 87 % d’occupation en août, septembre reste un mois très actif sur la Côte d’Azur, entre salons professionnels et fêtes de quartier. La Bocca, elle, joue sa propre partition, loin de la Croisette et des tapis rouges. Reste à savoir ce que vous trouverez réellement sur place, et comment y accéder sans y laisser une heure de recherche de stationnement ?

Deux jours de guinguette sur la place Paul Roubaud

Le festival occupe le marché provençal de La Bocca, place Paul Roubaud, à Cannes La Bocca. Les horaires diffèrent d’un jour à l’autre : le samedi 19 septembre, l’événement démarre en fin d’après-midi et court jusqu’à 23 h, précisément de 18 h à 23 h. Le dimanche 20 septembre, la place s’ouvre plus tôt, de 12 h à 22 h, ce qui laisse dix heures pleines pour passer.

L’entrée est libre, sans billetterie ni réservation. Les concerts le sont aussi. Sur un territoire où la moindre soirée en bord de mer se paie parfois cher, la gratuité totale de l’accès mérite d’être dite franchement, d’autant que le format se prête aux familles comme aux groupes d’amis. Le service Commerce et artisanat de la mairie de Cannes répond aux questions pratiques au 04 97 06 45 80.

Un espace détente est installé au centre de la place, avec tables, bancs et chiliennes. Les restaurateurs installés autour de la place jouent également le jeu et composent un menu spécial pour l’occasion, ce qui étend le festival au-delà des seuls camions. La question qui vient ensuite est simple : que mange-t-on exactement sur ces deux jours ?

Ce que proposent les food-trucks

La programmation culinaire annoncée par la Ville mélange les registres, du sandwich de rue à la cuisine du monde. Voici les grandes familles représentées sur la place :

  • les classiques de la street-food, burgers, bagels et pitas ;
  • la socca, seule représentante revendiquée du répertoire local ;
  • des sandwichs médiévaux et du poulet braisé, deux propositions plus rares sur ce type de rassemblement ;
  • les cuisines asiatique et mexicaine ;
  • le sucré et les boissons, avec crêpes, gaufres et smoothies.

Le nombre de camions a progressé d’une édition à l’autre : la Ville en annonce une quinzaine pour cette troisième édition, contre une douzaine annoncée sur les éditions précédentes. La densité de l’offre change la façon dont on circule sur la place, avec des files plus courtes et un vrai choix à l’arrivée.

Les animations, elles, ne se limitent pas à la table : la place accueille aussi deux concerts et des jeux répartis sur les deux journées, avec une montée en puissance le dimanche après-midi.

Concerts, jeux et taureau mécanique au programme

Chaque journée a sa tête d’affiche musicale. Le samedi soir, le groupe Hit’Story joue de 19 h 30 à 22 h 30 un répertoire consacré aux années 80. Le dimanche, la soirée live revient à Chris Young Blood, de 18 h à 22 h, ce qui referme le festival sur trois heures et demie de musique.

Le dimanche après-midi ajoute une couche d’animations foraines, de 12 h à 19 h : un parcours de golf et un taureau mécanique s’installent sur la place, à côté du photobooth ouvert sur les deux jours. Cette formule rappelle celle des Nocturnes Cannoises, le marché artisanal qui a animé la place du marché chaque mercredi soir du 1er juillet au 27 août 2026, de 19 h à minuit. Le festival prolonge donc, en plus dense, une habitude de quartier déjà installée.

Venir et se garer place Roubaud

La question du stationnement se règle en amont, et elle se règle bien. Le parking souterrain Roubaud, livré sous la place, compte 374 places réparties sur quatre niveaux, avec des tarifs annoncés comme avantageux pendant le festival par la mairie de Cannes.

Sa grille de gratuité mérite d’être connue avant de descendre : deux heures offertes chaque jour en semaine, et trois heures offertes le samedi, le dimanche et les jours fériés. Le festival tombant un samedi soir et un dimanche, vous disposez de trois heures gratuites sur les deux journées. Cent vingt-deux places supplémentaires ont par ailleurs été ouvertes pendant la durée des travaux du secteur.

Les transports en commun restent une option pour ceux qui logent côté Croisette ou vers Le Cannet. Le réseau PALM BUS a enregistré plus de 2,2 millions de voyages en juillet et août 2026, soit 3,4 % de plus qu’un an plus tôt, selon le bilan de saison publié par la Ville de Cannes. Attention en revanche à ne pas compter sur les navettes de plage estivales, dont le service s’est achevé le 13 septembre.

Un dernier repère chiffré pour situer la pression automobile locale : 610 000 véhicules ont fréquenté les parkings municipaux cannois entre juin et août. Arriver tôt, surtout le dimanche à l’ouverture, reste la meilleure façon d’éviter les tours de pâté de maisons.

Une place en pleine mue

Food’La Bocca se tient sur un site qui sort d’un chantier de longue haleine. Le programme prévoit une halle de marché capable d’accueillir 30 commerçants, une mairie annexe, un bureau de poste, des locaux de police et une brasserie, l’ensemble complété par un grand jardin public à la place de l’ancienne dalle de béton.

Le projet a été présenté par la municipalité comme la transformation de Cannes La Bocca en galerie commerciale à ciel ouvert, avec une avenue Francis Tonner apaisée. Le maire de Cannes en avait résumé l’intention lors de la présentation de cette phase d’aménagement.

Ce projet s’inscrit dans cette volonté de faire avancer la ville, en terme de qualité de vie, de praticité, de sécurité et d’attractivité. Mais aussi de beauté : la beauté en ville est fondamentale.

David Lisnard, maire de Cannes, lors de la présentation de la phase de réaménagement de la place Roubaud, propos rapportés par Les Petites Affiches des Alpes-Maritimes le 11 septembre 2020.

La brasserie de la place devait ouvrir le 12 septembre, une semaine avant le festival. Le quartier gagne donc une adresse permanente juste avant l’événement, ce qui n’est pas anodin pour des commerçants qui misent sur la fréquentation de rentrée pour lancer leur saison.

Un automne cannois qui ne se limite pas à la Croisette

Ce week-end gourmand s’inscrit dans une séquence plus large. Le calendrier cannois enchaîne les rendez-vous ouverts au public jusqu’à l’automne, du théâtre de quartier aux opérations commerciales. La Licorne, scène conventionnée installée à La Bocca, ouvre sa saison le 25 septembre, six jours après le festival.

Le mois suivant, la braderie du mois d’octobre prend le relais côté centre-ville. Trois rendez-vous gratuits en cinq semaines dessinent une rentrée où l’animation ne se concentre plus sur les seuls grands salons du Palais des Festivals.

Ce déplacement du centre de gravité vaut d’être observé. Un quartier populaire qui remplit sa place du marché deux soirs de suite, avec une halle neuve et un parking à trois heures gratuites, teste grandeur nature ce que vaut l’équipement public quand il rencontre une programmation régulière. Les prochaines éditions diront si la formule tient une fois l’effet nouveauté retombé, et si les commerçants du secteur voient revenir la clientèle en dehors des jours de fête. Le programme complet et les horaires actualisés sont consultables sur le site de la Ville de Cannes.


Vous aimez cet article ? Partagez !