Le Stockfish dévoile sa rentrée à Nice : concerts, humour et cabaret jusqu’en décembre

Scène en bois d'une petite salle de concert, batterie, guitare et amplis sous les projecteurs, chaises et bar en fond
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Dans le quartier Vauban, à Nice, une salle de spectacle de taille modeste attire chaque semaine un public qui dépasse largement celui des étudiants. Le Stockfish occupe le rez-de-chaussée de la Maison de l’Étudiant, au 5 avenue François-Mitterrand, et fonctionne comme une scène de musiques actuelles ouverte à tous, avec une jauge qui tient davantage du club que du grand équipement. Sa programmation est construite par la Ville de Nice, en partenariat avec les producteurs locaux du spectacle vivant.

La salle vient de publier sa programmation de septembre à décembre 2026, et la liste dépasse la vingtaine de dates. Concerts, humour, cabaret, théâtre et soirées dansantes s’y succèdent sans hiérarchie apparente, avec des noms installés et d’autres qui ne le sont pas encore. Reste à savoir ce que cette rentrée réserve à qui cherche une soirée à Nice entre la mi-septembre et les fêtes ?

Une salle municipale qui a trouvé son public

Le premier semestre 2026 donne la mesure de ce que représente désormais cette adresse. Le Stockfish y a réuni près de 20 000 spectateurs autour de 96 événements, d’après le bilan relayé par Nice Premium. Rapporté à une jauge de club, ce chiffre traduit une fréquentation régulière tout au long de l’année plutôt que quelques soirées exceptionnelles.

Cette identité de petite salle assumée explique une bonne part de la programmation. Des artistes qui remplissent habituellement des zéniths viennent y jouer pour la proximité avec le public, et les producteurs locaux disposent d’une scène intermédiaire entre les cafés-concerts du centre et les grands équipements niçois. La Ville de Nice le formule sans détour dans la présentation officielle de la salle.

De grands noms des musiques actuelles, enthousiastes à l’idée de jouer dans une salle niçoise incontournable de découverte, de convivialité et de partage, loin des grandes salles ou zéniths où ils se produisent habituellement.

Présentation officielle du Stockfish, Ville de Nice, page consultée le 25 août 2026

Le positionnement rejoint celui d’autres scènes du département qui ont annoncé leur automne ces dernières semaines, de la saison dévoilée par Anthéa aux salles cannoises. La différence tient au format : là où les grands théâtres construisent une saison thématique, le Stockfish empile des soirées très différentes les unes des autres, parfois à quelques jours d’intervalle. Le calendrier de l’automne le montre dès la première semaine de septembre.

Une rentrée qui démarre dès le 5 septembre

La saison s’ouvre avec le Bal des Licornes, le 5 septembre. Six artistes et quatre licornes animent une soirée construite autour de quatre tableaux inspirés des bals d’hier et d’aujourd’hui. Le 11 septembre, le Cabaret d’impro by Papy et Marco prend le relais, puis la soirée « Nostalgie 80′ » occupe la salle le 18 septembre.

Les soirées dansantes reviennent à plusieurs reprises jusqu’à la fin de l’année. Du 16 au 18 octobre, le festival « Forró de Nice » installe pendant trois jours des artistes venus du Brésil et de plusieurs pays européens, sur une musique de couple encore peu diffusée sur la Côte d’Azur. Le reste du calendrier bascule vers les concerts, avec une amplitude stylistique assez rare pour une salle de cette taille.

Les concerts qui rythment l’automne

Huit dates concentrent l’essentiel de l’offre musicale annoncée entre septembre et décembre. Elles couvrent l’électro, le rap, le métal, le hardcore et la pop, sans que l’une de ces esthétiques ne prenne le pas sur les autres :

  • 26 septembre, Boston Bun, dont c’est la première tournée en live ;
  • 2 octobre, le rappeur Nono La Grinta ;
  • 23 octobre, Dombrance et son projet qui mêle musique et politique ;
  • 31 octobre, une soirée métal avec Psykup et 7 Weeks, dont un nouvel EP est annoncé pour le 18 septembre 2026 ;
  • 7 novembre, la soirée « Take over Twelty » ;
  • 21 novembre, le groupe américain Terror et Start Today, pour le hardcore ;
  • 28 novembre, le concert « Génération Star Ac' » ;
  • 10 décembre, le retour de Pony Pony Run Run, accompagné de LeBlanc.

Cet écart entre un groupe de hardcore américain et un concert de reprises télévisées n’a rien d’un accident de programmation. La salle assume de faire cohabiter des publics qui ne se croisent nulle part ailleurs à Nice, et ce mélange constitue sa principale marque de fabrique depuis son ouverture. Deux nouveautés viennent compléter l’ensemble cette saison.

Les Stocks Sessions proposent deux soirées consacrées à des artistes de la région, après trois jours de résidence artistique dans la salle. Le format prolonge un débat local sur la scène locale dans les bars et les rooftops de la ville. Le Stock Philo, lui, ouvre une série de discussions sur des sujets de société, dans une salle qui n’y était pas identifiée jusqu’ici.

L’humour, du cabaret de Mado au stand-up

Noëlle Perna revient avec son personnage de Mado pour deux dates, les 9 octobre et 6 novembre. Le spectacle « Mado fait son cabaret » reste l’un des rendez-vous les plus identifiés de la salle auprès du public niçois, et ces deux soirées partent généralement très vite à la billetterie.

Le reste de la saison humour fait la part belle à des noms plus récents. Wary Nichen passe le 10 octobre, Malik Belkhodja présente « Charo Responsable » le 13 novembre, puis Rey Mendes le 20 novembre, Justine Le Pottier le 4 décembre et David Sun le 18 décembre. Cinq humoristes en un peu plus de deux mois, dans une salle où la distance avec la scène change complètement le rapport au public.

Le Stockfish Comedy Club by Bobar complète le dispositif chaque mois, les 30 septembre, 28 octobre et 25 novembre. Ces soirées se déroulent sur une scène disposée à 180 degrés, une configuration pensée pour faire découvrir de nouveaux humoristes dans des conditions plus exposées qu’un plateau classique. D’autres rendez-vous, moins visibles, s’adressent à des publics bien précis.

Quatre formats récurrents pour des publics différents

La saison ne se limite pas aux têtes d’affiche. Quatre rendez-vous reviennent régulièrement, chacun avec son public et son rythme propre :

Rendez-vousPublic viséRythme annoncé
Stockfish Comedy Club by BobarAmateurs de stand-up30 septembre, 28 octobre, 25 novembre
Les Stockfish endimanchésSeniorsSix après-midis dans la saison
Les Petits PoissonsEnfants de 9 à 14 ansStages pendant les vacances scolaires
Les Stocks SessionsArtistes de la régionDeux soirées après trois jours de résidence

Le tableau montre une salle qui ne fonctionne pas seulement le soir. Les stages destinés aux 9-14 ans et les après-midis réservés aux seniors occupent des créneaux que la plupart des scènes de musiques actuelles laissent vides, et cette occupation continue explique le total de 96 événements comptabilisés au premier semestre.

Ce que dit une petite salle de la scène niçoise

Les horaires sont les mêmes toute la saison : ouverture des portes à 19 h, début des spectacles à 20 h, avec une restauration sur place. La salle se rejoint à l’arrêt Vauban de la ligne 1 du tramway, ce qui la rend accessible depuis le centre sans voiture, y compris tard le soir en sortie de concert. Le détail compte pour une programmation qui s’étale sur quatre mois d’automne et d’hiver.

Une saison comme celle-ci pose une question qui dépasse largement le Stockfish. Les grands festivals d’été concentrent l’attention, des soirées de la place Masséna aux scènes de plein air du littoral, mais l’offre culturelle de la basse saison décide de bien d’autres choses : ce que les habitants font de leurs soirées d’octobre, et ce qu’un visiteur trouve à faire un mardi de novembre. Le programme détaillé et la billetterie sont consultables sur le site du Stockfish.


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